IFRI_thd_calb1590kouyatjpgEn 2010, après 52 années de régimes très autoritaires, la Guinée voyait pour la première fois accéder à la magistrature suprême l’un des opposants historiques : Alpha Condé.  La Cour suprême de Guinée confirmait son élection par 52,2 % des voix contre 47,48 % pour son principal opposant, Cellou Dalein Diallo. Même si la campagne avait été âpre, avec des discours ethnicistes inquiétants, cette élection avait suscitait un immense espoir.

Les Guinéens espéraient une disparition de l’autoritarisme, et que le président puisse également mettre au pas une armée et des services de sécurité qui s’étaient tristement illustrés les années précédentes dans les grèves, le racket et parfois les exactions sur les civils. Enfin, les populations espéraient que les immenses ressources du sous-sol guinéen puissent être exploitées au profit de la société civile et pour un développement durable.

Un peu plus de trois années après cette élection, nous accueillons à l’Ifri, ce lundi 23 juin de 16h30 à 18h30, Lansana Kouyaté, observateur averti mais aussi acteur éminent de la vie politique guinéenne, pour comprendre le chemin qui a été parcouru.

Lansana Kouyaté est un diplomate et homme politique guinéen. Premier ministre de mars 2007 à mai 2008, il a également été ambassadeur de Guinée en Syrie, au Liban, en Turquie et en Jordanie. Au milieu des années 1990, il a travaillé pour plusieurs institutions politiques et économiques majeures : secrétaire exécutif de la CEDEAO, sous-secrétaire général des Nations Unies en charge des affaires politiques pour l’Afrique, l’Asie de l’Ouest et le Moyen-Orient auprès du Conseil de sécurité. Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Somalie de 1993 à 1994, il publie fin 2013 un livre-témoignage sur le conflit somalien : Du brasier somalien à la chaleur onusienne.

Pour plus d’informations et pour s’incrire à la conférence, cliquez ici.

Publicités